Découvre le métier de Réalisateur vidéo avec Paul
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J’ai eu l’immense chance d’interviewer Paul qui est Réalisateur vidéo.

portrait de Paul

S’il exerce son métier avec passion, tu vas voir que son quotidien est très proche des autres entrepreneurs.

Il évoque :

  • les étapes de sa création d’entreprise et pourquoi il s’est associé
  • son métier
  • ses clients et l’évolution de son positionnement

Tu vas également découvrir ses conseils pour ceux qui se lancent, les premiers achats pour se professionnaliser en vidéo et les trois livres qui l’ont marqué.

L’interview complète en vidéo.

interview paul youtube

Cet article prend environ 17 minutes à lire. Si tu n’as pas le temps, tu peux l’épingler sur Pinterest pour le lire plus tard.

Découvre le métier de Réalisateur vidéo avec Paul
Les coulisses du métier de Réalisateur vidéo avec Paul

Paul est Réalisateur de films pour les entreprises et Cofondateur avec Vincent de l’agence authentic. Ils accompagnent les entreprises pour se démarquer de la concurrence (image de marque et notoriété). Ils aident également les PME à développer leurs ventes et leur chiffre d’affaires grâce à la vidéo.

Pourquoi as-tu créé ton entreprise ?

Pourquoi as-tu crée ton entreprise ?

J’ai toujours été à mon compte. C’est parti du besoin de gagner ma vie tout simplement.

J’étais déjà un peu dans cette démarche d’entrepreneur pendant mes études. Je faisais beaucoup de projets bénévoles pour me faire la main. C’est le genre de métier que tu apprends sur le terrain.

Tu achètes un peu de matériel avec les quelques sous que tu as grattés sur d’autres jobs alimentaires. Tu te fais ensuite défrayer pour ton matériel sur les projets étudiants ou sur les petits projets bénévoles.

Tu commences progressivement à avoir des projets rémunérés. Beaucoup débutent par les clips de musique car ce sont des projets sans beaucoup de budget.

Je voulais être Chef opérateur. C’est celui qui s’occupe de toute l’image, la lumière, les caméras sur un tournage. Tu atteins ce but au bout de 5/10 ans d’expérience. Il faut franchir les étapes de troisième assistant à Chef opérateur. Ce délai se justifie totalement. Au vu des budgets, tu ne vas pas donner cette responsabilité à un gars qui sort de l’école.

Le chemin le plus logique, c’était intermittent du spectacle. Pour moi, cela s’apparente beaucoup au salariat par ce côté hiérarchie. Cela ne me convient pas. J’ai besoin de créer des projets et d’être mon propre patron.

C’était plus simple pour moi de passer par une auto-entreprise pour commencer en tant que réalisateur. Tu bosses pour des agences ou pour des boîtes. Le statut d’intermittent est compliqué pour les entreprises. Tout le monde ne peut pas faire des payes d’intermittents.

Au fur et à mesure du développement de l’auto-entreprise, je suis passé par une première SASU qui s’appelait 2.35 en référence au format un peu allongé avec les barres noires en haut et en bas.

J’ai monté cette boîte pour pallier ce que je ne pouvais pas faire en auto-entreprise :

  • engager des gens
  • avoir des frais
  • acheter du matériel
  • la limite de chiffres d’affaires…

À cette époque-là , j’étais tout seul. Je travaillais de chez moi et ne faisais que de la vidéo.

Nous décidons de nous associer avec Vincent, un pote, qui vient du monde de la publicité. Il est Directeur artistique. authentic est l’évolution de 2.35 avec un changement d’identité et de positionnement.

Nous avons commencé avec la vidéo car nous avions pas mal d’armes là-dessus. Après, on a développé une offre plus globale de communication et on s’est cassé la gueule. Je ne pense pas que nous ayons été ultra efficaces en prenant ce positionnement.

La recherche des clients est aujourd’hui plus centrée sur des spécialistes. Nous repartons donc sur un positionnement spécialisé sur la vidéo quitte à proposer par la suite d’autres produits et un accompagnement plus global à nos clients.

Qu’est ce qui t’a donné envie de t’associer avec Vincent ?

Qu'est ce qui t'a donné envie de t'associer avec Vincent ?

C’est quelqu’un d’extraordinaire.

Être tout seul est un peu pesant et limitant à un moment. À deux, on peut aller forcément plus loin que tout seul. Le principal intérêt de notre collaboration, c’est que l’on a deux profils ultra-complémentaires.

authentic a commencé dans l’appart de Vincent. Lui et moi à boire des bières et à essayer de voir comment on allait bosser et monter ce projet ensemble, de constater à quel point on pouvait être complémentaires. Que ce soit d’un point de vue des compétences ou d’un point de vue humain.

Moi, je suis vraiment très vidéo à la base. J’ai développé d’autres compétences notamment en stratégie. Vincent va plus s’occuper de tout ce qui va être postproduction, montage et également toute la partie print et web.

Vincent est parti bosser à Bordeaux. Nous avons désormais des locaux à Bordeaux et à Paris.

Que souhaites-tu réaliser dans les prochaines années ?

Que souhaites-tu réaliser dans les prochaines années ?

Aujourd’hui, avec Vincent, nous nous faisons accompagner par un stagiaire. Un objectif qui me tient à cœur serait de pouvoir engager notre premier salarié. J’espère que ce ne sera pas dans les années à venir mais dans les mois à venir. Je suis confiant. Ce serait un vrai plaisir qu’une personne nous rejoigne dans l’aventure et de faire grossir l’entreprise.

Dans cinq ans, nous serrons peut-être une petite dizaine. Franchement, ce serait pas mal.

Et puis continuer à faire des films qui nous font plaisir et accompagner nos clients, les aider à changer un petit peu leur boîte et à se développer. Continuer à faire ce qu’on fait mais en en plus grand.

Cela ressemble à quoi une de tes semaines ?

Cela ressemble à quoi une de tes semaines ?

Tout dépend des projets de la semaine. On peut très bien être en session montage à l’agence, en tournage chez des clients ou alors je peux être en écriture, en développement, produire du contenu, faire le commercial, la comptabilité, du marketing…

Nous avons de nombreuses casquettes. C’est ça qui est absolument incroyable dans le parcours d’entrepreneur. Les journées ne se ressemblent pas. Je pense que c’est la raison pour laquelle beaucoup d’entrepreneurs s’éclatent dans ce qu’ils font.

Nous sommes plus sur de la préparation et du montage et au final nous ne sommes pas en tournage tous les quatre matins. On ne tiendrait pas le rythme toute façon ou alors il faudrait que l’on soit plus. Pourquoi pas. Mais effectivement, une bonne partie du boulot est de faire du montage. C’est la tâche de Vincent.

Une grosse partie de mon job est de préparer les tournages, faire du développement commercial et de la gestion. Il te reste 15 % de tournage.
Cela vend un peu moins de rêve.

Par exemple en novembre et décembre derniers, je n’ai quasiment fait que du tournage. Cela ne veut pas dire que l’autre partie du job disparait. Cela veut dire que je fais des journées deux fois plus longues.

Sur l’année, cela doit être quelque chose comme 1 semaine de tournage par mois. Les films, il faut bien les monter. Généralement, tu as trois jours de montage pour un jour de tournage.

La différence entre l’auto-entreprise et le moment où j’ai lancé la première boîte c’est le poids administratif assez imposant. En plus, nous sommes salariés ce qui complexifie la chose.

Recommanderais-tu ton métier à un élève de 3e qui ne sait pas quoi faire ?

Recommanderais-tu ton métier à un élève de 3e qui ne sait pas quoi faire ?

S’il ne sait pas ce qu’il veut faire dans la vie, non.

Pour l’aspect réalisateur, je lui recommande s’il est fan de films et a envie d’en faire son métier. Je conseille à tous de choisir un métier que l’on aime. Tu te lèves le matin pour faire un truc qui va te plaire.

Il ne faut pas faire ce métier par dépit mais par passion. Il va falloir bosser gratuitement pour se faire la main et développer son réseau avec des projets bénévoles.

Si ce n’est pas ta passion, tu ne vas jamais assumer cette partie là.

Pour la partie entrepreneur, il faut avoir la fibre. Je pense que nous sommes tous différents. Il ne faut pas se forcer à être entrepreneur.

Quelle est la réalisation dont tu es le plus fier ?

Ce n’est pas un film commercial pour un client. Je l’ai fait pour moi. Nous avons travaillé avec une chorégraphe main dans la main pour réaliser une vidéo sur la danse et sur le corps. C’est un clip très rythmé dans un univers en noir et blanc. J’ai pris énormément de plaisir à tourner et à monter. Je le trouve vraiment réussi.

Un clip musical de l'agence authentic
Copyrights Agence authentic

Pour la partie plus pro, il y a un projet sur lequel on s’est éclaté dernièrement avec Vincent. C’est pour une PME qui s’appelle DLM (matériaux de chantiers). Paradoxalement, ce n’est pas de la vidéo. C’est principalement Vincent qui a bossé dessus.

Il y avait tout à refaire du sol au plafond.

C’était un vrai plaisir de travailler main dans la main et de voir l’impact que tu peux avoir.

Quand nous faisons un film avec le PSG, que ce soit nous ou quelqu’un d’autre, nous n’avons pas un grand impact. Ce sera un film de plus pour le PSG.

Dans le cas d’une PME, nous savons qu’un film pour développer son image fera une différence au niveau du chiffre d’affaires et du développement de la boîte. Te dire que ton boulot a servi à quelque chose, ça c’est génial. Cela impacte la vie d’une autre entreprise et pas uniquement Vincent et moi.

Quelles sont les grandes étapes de la production d’une vidéo ?

Quelles vont-être les grandes étapes de la production d’une vidéo ?

Pour proposer une vidéo qui correspond le mieux aux besoins du client, il faut prendre du temps. Il faut s’intéresser et surtout écouter. Cela débute par une prise de contact par téléphone (ou par visio).

Nous essayons, le plus possible, de mettre en confiance nos clients. Nous sommes sur des produits qui ont un certain coût comparé au reste de la production de contenu : podcast, photo, article…
Les clients en veulent pour leur argent et c’est totalement normal.

Une fois le besoin estimé, nous rédigeons un premier document qui contient déjà un bout de script du film. Nous mettons en parallèle ce qu’on va voir à l’image et ce que va dire la voix off. La personne va pouvoir se projeter directement et commencer à voir un peu son film.

En plus de ça, nous mettons quelques références visuelles et poussons tout ce qui va être la direction artistique du film : le titrage, le format de la vidéo… Nous donnons également quelques pistes sur la diffusion. Ce document accompagne toute la préparation du film et permet de chiffrer.

Nous chiffrons nos films en estimant le nombre de journées de travail et pour ça il faut que nous connaissions ce que raconte le film. Typiquement, si une histoire se passe à cinq lieux différents nous allons faire deux ou trois jours de tournage au minimum.
Du coup, cela demande de se poser un petit peu en amont.

Une fois que le client a signé, nous retravaillons le scénario. Nous allons vraiment plus loin dans l’écriture jusqu’à l’écriture d’une voix off.

Nous commençons ensuite la partie préparation du tournage. Nous distinguons les lieux de tournage, les moments où nous allons tourner et mettons en place les ressources : Cadreur, Ingénieur du son, drones… Il faut orchestrer tout cela.

Une fois ce travail effectué, nous nous rendons sur le tournage. Un tournage roule lorsqu’on a tout préparé en amont.

Nous montons et proposons une première version au client. Nous discutons autour de la première version. On l’ajuste une, deux voire trois fois et livrons.

Le client personne peut également avoir besoin d’aide sur la diffusion. Si tu fais un super film mais que tu ne sais absolument pas comment le diffuser ça ne sert à rien. Tu auras jeté de l’argent par les fenêtres. La diffusion a autant d’intérêt que la production du film.

Tu fais aussi de l’accompagnement après la production de la vidéo ?

Tu fais aussi de l'accompagnement après la production de la vidéo ?

Et même avant.

De nombreuses personnes veulent faire de la vidéo et se disent : La vidéo ça marche super bien. J’ai lu un article là-dessus et cela pourrait servir l’entreprise.

Je pense vraiment que c’est la bonne réflexion mais quel type de vidéos faire ?

  • Est-ce que je développe ma notoriété ?
  • Est-ce que je présente mon entreprise ?
  • Est-ce que j’ai plutôt un service à présenter ?
  • Est-ce que je vends un produit ? Dans ce cas, un teaser court ou une vidéo longue qui explique tous les apports du produit ? Sous la forme d’un témoignage client ?

Si tu n’es pas un expert en marketing, il est complexe de faire le bon choix. C’est cette stratégie vidéo marketing que nous proposons à nos clients.

Comment avez-vous trouvé le nom authentic ?

Comment avez-vous trouvé le nom authentic ?

Tout simplement parce que nous avons ce caractère un petit peu brut, minimaliste, simple et puis on est nous-mêmes.

J’aimais beaucoup Asphalte comme nom qui est pris par une marque de fringues (que j’aime beaucoup d’ailleurs). Ils ont la même tonalité que nous. Enfin, à qui nous avons piqué la tonalité plutôt. Ce côté cash, franc, direct, simple, brut, efficace, épuré qu’on affectionne beaucoup.

Nous avons passé beaucoup de temps à bosser sur cette marque avec Vincent. Je me dis qu’on y a passé trop de temps. Ce n’est pas ça qui compte le plus quand tu es à une petite échelle.

Tu es dans le visuel et la création de marque. Comment tu as envisagé ton identité de marque ?

Tu es dans le visuel et la création de marque. Comment tu as envisagé ton identité de marque ?

C’est Vincent qui gère l’identité graphique. Nous avons des textures assez naturelles : de l’eau, de la forêt, de la montagne. Il y a du bitume. C’est pas trop naturel mais c’est assez brut. Ce côté brut laisse beaucoup la place à l’autre. Nous sommes surtout là pour travailler l’identité de nos clients et pas pour prendre toute la place.

Pour la tonalité du message, nous visons l’efficacité en allant droit au but. Cette notion d’efficacité est très liée à notre cible de PME. Nous ne sommes pas là pour faire joli mais pour avoir un impact.

J’imagine que le logo c’est Vincent qui l’a réalisé ?

Ouais. Il est parti de la police Joséphine Sans qu’il a un petit peu trituré et bidouillé. Le boulot sur la typo je trouve ça hyper impressionnant. Comme nous allons de plus en plus sur des tendances minimalistes au niveau graphisme, nous allons redonner ses lettres de noblesse à tous ces gars qui bossent sur la typo. Il y a beaucoup de boîtes qui ne jouent que là-dessus aujourd’hui.

J’imagine que tu as aussi beaucoup réfléchi à ton identité en vidéo.

On a fait très peu de vidéos pour nous. Nous avons réalisé des dizaines de vidéos de présentation pour nos clients et même pas une pour nous. Ce qui est un scandale qu’il faut qu’on règle assez rapidement.

En terme d’identité, nous restons dans la même veine : quelque chose de très brut, direct, cash.

Nous poussons l’identité sur la production pour les réseaux sociaux. Nous faisons des vidéos de type snack content. Je trouve très sympa ces contenus très courts notamment sur Instagram. Nous commençons à envoyer un petit peu de contenu court sur LinkedIn.

Qui sont tes clients ?

Qui sont tes clients ?

C’est un peu compliqué parce que nous sommes en train d’opérer un changement en ce moment. Jusqu’à aujourd’hui, nos clients étaient répartis à 50/50 entre agences et entreprises.

Les grosses agences délèguent la production. Ils ont commencé un travail global avec leurs clients et nous arrivons en tant de boîte de prod pour aller produire le film.

Nous travaillons des grands comptes : le PSG, Air Liquide, Lincoln Electric, Stanley security… Nous sommes en train d’opérer un virage vers les PME. On se rend compte que c’est là que nous avons le plus d’impact et où nous prenons le plus de plaisir.

Tu as en face de toi un entrepreneur qui connaît son métier sur le bout des doigts et à une histoire à te raconter. Tu n’as pas le filtre marketing et tu pars des problématiques « voilà moi j’ai tel produit que je vends à tel client ».

Tu absorbes son jargon. De par les films que j’ai pu faire et les gens rencontrés, je suis assez calé en soudage et en maquillage. Tu parles entre passionnés. Lui ça peut être le soudage ou les souffleuses industrielles et toi c’est la vidéo.

Derrière, il faut que tu arrives à l’aider dans son business. Je trouve ça hyper intéressant surtout dans les boîtes sur lesquelles il faut faire une refonte. Ce sont des gens qui ont créé leur boîte il y a 15 ans ou 20 ans et avec lesquels on va faire une transition ensemble. Quand tu bosses avec une petite boîte, tu sais que tu vas obtenir un vrai changement.

Est-ce que tes clients sont récurrents ?

Oui. Nous essayons le plus possible de l’instaurer.

Aujourd’hui, tu ne peux pas faire une vidéo « merci au revoir ». Ce genre de communication ne fonctionne plus depuis les réseaux sociaux. La notion de volume est ultra importante. Nous travaillons donc régulièrement avec nos clients pour produire du contenu.

Les agences ont besoin de nous régulièrement pour produire des films.

As-tu une anecdote à partager sur un de tes clients ?

Est ce que tu as une anecdote à partager sur un de tes clients ?

Je me souviens m’être retrouvé dans un hôtel au fin fond de la Suède avec une cliente à boire des cocktails et à danser le rock. C’était vraiment une expérience rigolote sur l’un des premiers gros films en plus.

Avec un autre client, nous revenions en train d’un tournage dans le sud. On avait fait une journée de dingues. Nous étions partis à 5 heures et nous revenions à 23 heures. On se prend une bière avec l’équipe et on se marre.

Pour ceux qui ne connaissent pas un tournage, ça peut être quand même assez éprouvant autant intellectuellement que physiquement même. Des fois il faut porter un peu de matos. On est donc content de terminer, d’avoir partagé ça ensemble et de boire une bonne bière.

Quels conseils donnerais-tu à ceux qui viennent de se lancer ?

Quels conseils donnerais-tu à ceux qui veulent se lancer ou qui viennent de se lancer ?
  • En tant qu’entrepreneur, soyez méthodiques. Je ne l’ai pas forcément trop été au début. J’étais assez jeune en même temps.
  • Mettez en place une stratégie. Ce n’est pas parce que vous mettez en place une stratégie qu’il faudra forcément suivre ce chemin.
  • Écoutez ce que les autres ont à dire aussi. Les autres entrepreneurs c’est pas mal de discuter avec eux.
  • Choisissez quelque chose qui vous plaît parce que vous allez faire quelques heures. C’est donc important de le faire pour une bonne raison.

Surtout ne délaissez pas votre vie personnelle. C’est hyper important, je pense, parce qu’un bon équilibre entre vie perso et vie pro vous aide à gagner en productivité.

Pendant quatre-cinq ans, j’ai bossé de chez moi et j’ai eu beaucoup de mal sur cette période à faire une distinction entre vie pro et vie perso. Je vivais dans un studio. J’étais toujours dans le même environnement.

J’ai pris des locaux, pas pour des raisons matérielles et physiques, pour segmenter vie perso et vie pro. Aujourd’hui, quand j’arrive au boulot, je suis au boulot. Quand je suis chez moi, je suis chez moi et les choses sont bien carrées. Je ne regrette pas du tout ce choix.

Beaucoup d’entrepreneurs font des semaines pas possibles. Ils oublient totalement ce pourquoi ils font ça à la base et d’avoir une vie personnelle.

Si tu devais repartir de zéro, que changerais-tu ?

Rien, parce que je n’aurais pas appris ce que j’appris. Franchement, c’est un métier incroyable et je touche du bois pour que ça continue comme ça.

On peut toujours se poser la question et essayer de voir comment on aurait pu mieux faire les choses, être plus productif, gagner plus d’argent… mais ce qui est important c’est de vivre une histoire qui nous plaît.

Comment rendre l’identité graphique en vidéo ?

Le premier axe va être le travail de l’image, la colorimétrie, la lumière, la teinte… Tu peux déjà pas mal parler par ce biais. Cela va être également la réalisation avec les différents cadrages que tu veux avoir.

Ensuite, tu as toute la partie habillage de ta vidéo. Tous les éléments motion graphic en 2d ou 3d reprendront facilement les codes du print ou du web.

Quels sont les premiers achats pour se lancer dans la vidéo ?

C'est quoi les premiers achats quand tu veux te lancer dans la vidéo ?

Si vous devez privilégier quelque chose c’est un bon son. C’est ce qui est le plus important pour un spectateur. Le premier investissement, c’est un bon micro.

Je pense que commencer avec son boîtier c’est la base. Cet achat va durer dans le temps. Mon premier achat était un Canon 5D mark II avec un objectif 24-70. Aujourd’hui, je n’irais pas forcément chez Canon parce qu’ils sont un petit peu sectaires. Panasonic fait des choses vraiment pas mal du tout.

Je ne pense pas que les objectifs soient le premier achat mais en tout cas cela va être le meilleur investissement. Ils perdurent vraiment dans le temps. Aujourd’hui, on se retrouve encore à shooter avec des objectifs qui datent des années 60-70 parce qu’ils ont une certaine teinte.

Après, tout ce qui va être lumière… Sur une vidéo type portrait sur YouTube, des panneaux led vont vraiment faire le job. Après, si tu es plus sur un film de fiction mieux vaut prendre des projecteurs adaptés aux différentes situations tu auras sur un film. Cela évolue énormément donc j’aurais plus tendance à partir sur de la location.

Je pense que beaucoup d’entrepreneurs peuvent commencer en vidéo avec un smartphone. On fait de superbes choses avec un smartphone.

As-tu des ressources à conseiller ? Un livre, blog ou podcast ?

As-tu des ressources à conseiller ? Un livre, blog ou podcast ?

Quand je vais ouvrir un bouquin c’est pour me consacrer à d’autres sujets. Je ne lis pas de bouquins pour devenir un meilleur entrepreneur.

Trois bouquins m’ont pas mal d’influencé ces derniers mois.

Le tout dernier que j’ai lu c’est Une brève histoire du temps de Stephen Hawking sorti en 88, je crois. Un bouquin de vulgarisation scientifique sur les avancées de la physique. Il parle des théories de Newton en passant par Einstein. On arrive sur son boulot à lui notamment sur les trous noirs, notre place dans l’univers… Je trouve ça passionnant.

Sur une autre thématique, j’ai lu Histoire de la France de Jean-Christian Petitfils. Il retrace l’histoire de France depuis la dissolution de l’empire de Charlemagne vers 900 jusqu’à aujourd’hui. C’est un joli pavé. Il raconte d’une manière hyper fluide, hyper sympathique en te narrant les batailles de manière assez épique. Tu ne le lis pas comme une fiction non plus mais il a vraiment facilité la chose.

Le dernier bouquin qui m’a inspiré, plus axé philo et politique, c’est Rousseau, Le contrat social. Je le trouve hyper intéressant quand on essaie de comprendre un peu comment peut-on réussir à vivre tous ensemble en société.

Tu es réalisateur. Tu nous conseilles un film ?

Je suis un gros fan de classiques. Kubrick… J’aime beaucoup aussi le cinéma français donc Truffaut

Le cinéaste que j’affectionne particulièrement sur ces dernières années c’est Nolan : Dunkerque, Batman… C’est un cinéaste qui plaît à la fois aux experts du cinéma et au grand public. Quand tu as réussi à faire ça, je trouve que tu as tout gagné.

Où peut-on te trouver ?

Où peut-on te trouver ?

Principalement sur le site d’authentic.

Je publie pas mal de contenus sur LinkedIn avec mon compte perso.

Suivez-nous aussi sur l’Instagram de l’agence authentic. On publie de jolies images et les dernières créations.

Pour découvrir les coulisses du métier de réalisateur vidéo. Découvrez l'interview de Paul et ses conseils. #interview Cliquez pour tweeter

Ce fût un plaisir de parler de son métier et de son entreprise avec Paul. Tu retrouveras l’intégralité de l’entretien en vidéo avec sa promotion, comment il trouve ses clients et les difficultés rencontrées.

interview paul youtube
signature de Jean du site pour pas un rond

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portrait jean lochet fondateur pourpasunrond.fr  1

Jean

Fondateur, auteur et homme à tout faire

J’ai créé pour pas un rond pour que tu puisses réaliser seul ton site et le faire grandir avec des tutoriels pas à pas.

Cet article a 2 commentaires

    1. Jean

      Bonjour Jean-Luc,

      Paul nous a ouvert les coulisses de son métier. Sa volonté de se mettre au service de ses clients est admirable.

      Bon vent,
      Jean

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