L’histoire et le quotidien de Pitumarka, mode bio & éthique

P Pitumarka fabrique et vend des vêtements en matières naturelles, biologiques et bien conçus.

Jean-Guillaume, le fondateur, s’appuie sur des valeurs écoresponsables et sociales pour guider son projet.

Portrait de Jean-Guillaume le fondateur de Pitumarka

Découvre l’histoire et le quotidien de son entreprise ainsi que ses conseils.

L’interview en vidéo

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interview jean-guillaume
interview jean-guillaume

L’histoire de Pitumarka

histoire de pitumarka

J’appliquais, comme de nombreuses personnes, des petits gestes pour l’écologie au quotidien mais je me disais :

OK, c’est bien gentil tout ça. Globalement, on a des enjeux hyper forts pour les années à venir et ce n’est pas en arrêtant d’acheter des cotons tiges ou en faisant du tri sélectif que j’arriverai à avoir plus d’impact.

En parallèle, je ne trouvais plus de sens à mon travail. Je ne voyais pas, en toute modestie, comment cela allait sauver la planète, ses habitants et avoir de l’impact. J’ai commencé à me renseigner le soir après le boulot et les week-ends.

Je suis franco-péruvien. Je souhaitais avoir de l’impact sur des personnes à l’autre bout du monde qui n’ont pas la chance d’habiter dans un pays développé.

À force de creuser et de regarder, l’industrie textile est arrivée super vite. C’est l’une des industries les plus polluantes. Le hasard a fait que le Pérou a de superbes fibres naturelles comme le coton ou l’alpaga. Du coup, je me suis dit :

C’est bon, j’ai mon idée, c’est tout tracé, c’est un signe du destin.

J’avais fait une petite escapade textile au Pérou. Je connaissais déjà comment cela se passait dans l’industrie de l’alpaga. Cependant, toute la partie coton et opérationnelle de la production et de la confection était neuve pour moi.

Les étapes de la construction de l’entreprise

genèse du projet

Je pensais tester à petite échelle en micro-entreprise sans engager trop de frais. J’ai réalisé mon business plan et mon prévisionnel financier et j’ai commencé en parallèle de mon travail. Je posais des jours pour aller sur des salons et pour mettre en place les premières briques de la marque.

Je me suis vite rendu compte que cela ne serait pas tenable. C’était un trop gros investissement en temps.  La charge mentale et le fait de jongler entre les différents métiers était super dur. De plus, je n’étais plus concentré dans mon ancien boulot. J’avais la tête dans ma nouvelle activité.

J’ai quitté mon entreprise fin 2019 pour être à temps plein sur Pitumarka.

Les différentes étapes :

  1. J’ai rencontré mes fournisseurs au Pérou. J’avais déjà échangé à distance par mail et par téléphone.
  2. J’ai créé la plateforme de marque : identité graphique, valeurs, mission et manifeste.
  3. J’ai conçu la première collection Pitumarka.

Comment as-tu créé ta première collection ?

Quand tu réalises un vêtement, tu as les matières premières d’un côté et la confection de l’autre. Je voulais comprendre tous les maillons de cette chaîne de production. Pour cela, je suis allé au Pérou pour échanger avec mes fournisseurs.

Je ne voulais pas faire de compromis sur le vêtement fini. Malheureusement, l’industrie textile nous a habitué à acheter des vêtements bas de gamme, pas chers et qui ne durent pas. Ils polluent énormément l’eau, les sols, l’air…

Le deuxième volet, très négatif, c’est l’exploitation des gens partout dans le monde. Ces personnes payées au lance-pierre travaillent dans des conditions absolument pas éthiques. Cela concerne essentiellement les pays en voie de développement et touche particulièrement des femmes.

Le point de démarrage de Pitumarka a été de retracer toute la chaîne de production en partant de la matière première dans les champs de coton.

J’ai vu où pousse le coton, discuté avec les agriculteurs, les fournisseurs du coton qui soutiennent ces agriculteurs pour choisir des fournisseurs certifiés. Et pas n’importe quelle certification : la certification GOTS qui veut dire Global Organic Textile Standard.

Cette certification est la plus stricte et la plus complète dans l’industrie textile avec deux volets : 

  • Biologique : interdiction des substances néfastes pour l’environnement et à la santé, sans OGM…
  • Social : c’est la seule certification est aussi stricte sur ce point. Elle interdit le travail des enfants, la discrimination et les journées à rallonge…

Une fois que j’avais trouvé mes fournisseurs certifiés GOTS, j’ai cherché des ateliers éthiques partenaires où je savais que les gens seraient bien traités, déclarés avec une fiche de paye, une sécurité sociale, des congés…

Avec ces deux éléments, j’ai commencé à échanger avec les Péruviens pour indiquer ce que je voulais, parler design et quantités minimum.

Comment as-tu conçu le design de tes produits ?

Le fait que je sois franco-péruvien et que je parle relativement bien espagnol m’a beaucoup aidé et m’a ouvert des portes. À force de réseauter, tu rencontres quelqu’un, qui te fait rencontrer quelqu’un… et j’ai trouvé une équipe avec beaucoup d’expérience en conception et en design.

Je n’ai pas vraiment réinventé l’eau chaude. J’ai conçu des intemporels du dressing et précisé exactement ce que je voulais. Mon partenaire a 30 ans d’expérience. Il sait comment cela se passe et m’a accompagné.

Ce n’est pas forcément connu en France mais le Pérou possède un réel savoir-faire dans l’industrie textile. Cela fait 5.000 ans que les Péruviens manient le coton. Des vêtements tricotés ou tissés en coton avec des couleurs qui n’avaient pas bougé ont été découverts dans des tombes de culture pré-inca.

Nous avons brainstormé sur les finitions avec un petit groupe d’amis que j’ai impliqués dans le projet. Nous avons apporté un soin particulier à la confection et aux finitions : les fils à utiliser, les étiquettes…

Comment tu as pensé le colis ?

Comme tu l’as compris, j’ai passé beaucoup de temps sur place au Pérou pour ne pas faire de compromis sur le vêtement. Le packaging prolonge la démarche écoresponsable de Pitumarka. J’ai réfléchi pour réduire l’impact et trouver les solutions pour que cela ne pollue pas.

Le vêtement est emballé dans un sachet en papier de soie compostable made in France. Le sticker est biodégradable et le sachet en amidon de maïs est également compostable. Le client qui reçoit son produit doit jouer le jeu. C’est un peu dommage s’il le jette dans la poubelle.

Quand tu achètes un produit, tu rejoins la famille. Les utilisateurs ne connaissent pas forcément l’histoire ou le concept. Le cas le plus fréquent sera quand les clients achètent pour offrir. Je mets un flyer où j’explique le concept de Pitumarka et ce qu’il y a derrière cette marque. 

À côté de ça, j’écris un petit mot personnalisé. Cela me tient à cœur. Je souhaite la bienvenue et je remercie la personne pour sa confiance.

Pitumarka aujourd’hui : réalisations, organisation, défis et avenir

Pitumarka aujourd’hui

Quelles sont les qualités d’un bon e-commerce ?

Je pense que c’est d’être authentique, d’avoir un vrai pourquoi, des valeurs profondes et d’essayer de les transmettre.

  • Pourquoi tu existes
  • Qui sont les fondateurs
  • Comment tu travailles
  • Comment sont conçus tes produits
  • Ce qu’il y a derrière un sweat-shirt Pitumarka
  • Qui sont les personnes qui interviennent dans ce projet

Le mot le plus important est transparence. J’essaie de présenter les coulisses de la marque et d’être le plus transparent possible sur notre façon de faire.

L’objectif profond n’est pas juste de vendre des vêtements. Je souhaite sensibiliser aux dérives de l’industrie textile et de façon plus globale aux dérives de notre mode de vie. Nos modes de consommation nous poussent à acheter des choses dont nous n’avons pas forcément besoin et néfastes pour la planète.

L’idée est de se recentrer sur ce qui compte vraiment. C’est d’ailleurs le slogan de la marque en espagnol “volver a lo esencial”. Revenons à ce qui est important : des vêtements bien conçus et respectueux des gens et de la planète.

À quoi ressemble une de tes semaines ?

Cela varie énormément. Celles d’il y a 6 mois n’ont rien à voir avec celles que je vis actuellement.

Le premier semestre 2020 a été consacré à la création du site e-commerce, au déploiement de la marque et surtout à la production avec le Pérou. J’avais des semaines à rallonge. Il y a 7 heures de décalage avec la France. Je finissais assez tard : quand il est 16 heures au Pérou, il est 23 heures en France. 

Maintenant, je suis plus centré sur la communication, la création de contenu sur le blog et les réseaux sociaux et la mise en place de partenariats.

Pour donner un exemple de partenariat, j’ai été contacté par Redonner. Cette startup partage les mêmes valeurs que Pitumarka. Ils m’ont contacté et nous avons échangé. J’ai vraiment adhéré à leur concept et du coup, nous avons décidé de travailler ensemble.

Ils sont dans la mode circulaire. Ils motivent les consommateurs à faire du tri dans leur dressing, mettre les vêtements dans un sac et les donner à des associations partenaires, comme Emmaüs. Tu cumules des points pour les échanger contre des contreparties sur des marques partenaires.

Ma semaine type comprend :

  • La mise en place de partenariats
  • La conception des futurs produits même si la marque se concentre sur des vêtements intemporels et n’a pas vocation à faire 50 collections à l’année.
  • L’amélioration de l’existant : J’avance avec mes fournisseurs péruviens pour apporter quelques petits points d’amélioration identifiés avec les retours clients.
  • Les commandes à expédier
  • La newsletter et le marketing digital

Je ne m’ennuie jamais. 

Quelle est la réalisation dont tu es le plus fier ?

C’est le projet Pitumarka dans son ensemble. Je parle de projet. Ce n’est pas juste une marque. Ce n’est pas vous venez chez moi, vous achetez un produit et il ne se passe plus rien derrière. Je ne vais pas vous bombarder d’e-mails pour que vous rachetiez un deuxième produit à moins 40 %.

L’idée, c’est d‘adhérer à un projet plus global : acheter des vêtements bien conçus et permettre à des personnes de l’autre côté de l’Atlantique de travailler dans de bonnes conditions.

Il y a une partie mécénat. Pitumarka donne 2 % des ventes à une association qui soutient les communautés de tisseurs. C’est un projet très gratifiant. Tu te lèves le matin et te dis “Même si Pitumarka n’est pas très connu pour l’instant, tu as de l’impact pour d’autres personnes dans d’autres pays.”.

Quelles difficultés rencontres-tu aujourd’hui ?

La difficulté la plus grande, c’est la visibilité. Il y a de nombreuses marques textiles en général et de plus en plus de marques de mode éthique.

C’est compliqué qu’une personne qui souhaite acheter un sweat-shirt pense à une marque éthique et c’est encore plus dur qu’elle pense à Pitumarka. Du coup, l’idée, c’est de sortir du lot, de communiquer et d’avoir un peu de notoriété pour que les gens aient le réflexe de penser à toi.

Nous sommes sur une niche. C’est compliqué de se positionner par rapport à ça. L’industrie textile nous a habitué à acheter des vêtements pas chers. Beaucoup de personnes ne sont pas forcément sensibilisées à tout cela. Pourquoi j’achèterais un sweat d’une marque éthique à X euros, alors que je peux avoir le même chez une marque de fast fashion à 30 euros ?

J’essaie de communiquer du mieux que je peux et de faire changer un petit peu les mentalités même si elles évoluent petit à petit. Le chemin est encore long et c’est important de continuer dans ce sens-là.

Qui sont tes clients ?

J’ai des gammes hommes, femmes et des vêtements unisexe. Des hommes et des femmes achètent pour eux ou pour offrir. La mode est un secteur essentiellement féminin. Entre 60 et 75 % de mes clients sont des clientes surtout pendant la période novembre-décembre pour Noël.

Des clients m’ont connu grâce à mon référencement naturel sur la partie biologique, coton péruvien, etc. Ils savent exactement ce qu’ils cherchent. Certains m’ont découvert un peu par hasard, via des marketplaces éthiques partenaires.

Mes clients favorisent le côté naturel, non transformé, dans une démarche zéro déchet et écologique bien au-delà de la sphère textile. Ils achètent déjà des vêtements en coton bio ou des marques éthiques. Ils essayent de consommer plus responsable et sont conscients qu’ils ont aussi, grâce à leurs achats, de l’impact pour des personnes qui conçoivent ces vêtements.

Dans l’immense majorité, mes clients sont sensibilisés à la mode responsable et font des choix que je qualifierais de militant. Ils vont s’orienter vers des marques plus écoresponsables parce qu’ils ont lu des articles sur les Ouïgours ou sur la pollution du polyester…

C’est un peu comme quelqu’un qui donnerait à Greenpeace ou à Médecins sans frontières pour aider des personnes en difficulté dans le pays. Ils soutiennent Pitumarka en se disant avoir un petit peu d’impact pour d’autres personnes à 10.000 kilomètres d’ici.

Est-ce que ton entreprise est importante pour toi ?

Très importante. Cela va devenir l’activité qui va me rémunérer, remplir mon frigo et payer mon loyer. J’ai investi mes économies et mis mes tripes dedans.

Le volet péruvien me tient à cœur d’un point de vue ADN, c’est quelque chose qui coule en moi. De l’autre côté, la partie environnementale et éthique est importante pour moi.

Je sens que je peux avoir de l’impact pour des personnes au Pérou à mon tout petit niveau. Si cela grossit, c’est encore mieux car je réalise plus de commandes. Du coup, plus de personnes auront du travail.

Mais à côté de ça, d’un point de vue personnel, c’est gratifiant. L’entrepreneuriat est une super aventure. Aucune journée ne se ressemble, donc de ce côté-là, c’est tout bénef.

Comment vois-tu Pitumarka dans quelques années ?

Je me pose cette question en ce moment.

Aujourd’hui, je sollicite des freelances et ma compagne qui m’aident sur le projet. Je souhaite avoir d’autres personnes dans l’équipe pour créer de la valeur. Si j’arrive à créer des emplois en France, je serais super content.

Je parle beaucoup du Pérou depuis le début de l’interview mais je vis en France et j’aime la France au moins autant que le Pérou. J’aimerais avoir,  d’ici quelques années, deux ou trois autres personnes dans l’équipe pour faire grossir la marque au quotidien.

Ferais-tu du vêtement bébé ?

On me l’a demandé. J’ai prototypé un body lors de mon voyage en début d’année 2020. Le coton pima est un coton ultra respirant. C’est parfait pour dormir et typiquement pour les bodies pour bébés. S’il est bio, c’est carrément mieux.

Les parents ne sont pas forcément au courant. Tu mets directement au contact de nouveaux nés des vêtements avec des perturbateurs endocriniens, des pesticides et des insecticides. On pourrait carrément faire des gammes pour bébés.

L’avantage du coton, c’est que c’est quasiment infini. J’avais pensé à de nombreux autres produits mais le développement produit demande de faire des choix par rapport aux investissements et aux stocks.

La marque : nom, couleurs, valeurs

site e-commerce

Comment as-tu trouvé le nom Pitumarka ?

J’ai travaillé et voyagé dans le sud du Pérou, vers Cuzco, en 2014 et 2015. Cuzco est l’ancienne capitale de l’empire Inca. C’est une zone avec de nombreuses ruines pas très loin du Machu Picchu.

J’ai rencontré des familles et des communautés de tisseurs qui cultivent à la fois la pomme de terre et qui tissent de grosses écharpes en alpaga en croisant des fils. Je me suis lié d’amitié et je suis resté deux semaines avec eux.

Leur langue maternelle est le quechua, l’ancien dialecte des incas. Je voulais un nom de marque à base de quechua comme clin d’œil pour ces populations.

Malheureusement, je n’ai pas trouvé mon bonheur. Énormément de noms de domaine sont déjà déposés. Idem pour les réseaux sociaux. C’est très compliqué de choisir un truc qui s’adapte à 100%.

Du coup, j’ai pris le problème à l’envers. J’ai cherché ce qui était disponible en .fr et je suis tombé sur Pitumarka, un petit village dans le sud du Pérou à côté de ces fameux tisseurs. J’ai trouvé que cela sonnait bien.

Comment as-tu choisi ton logo et tes couleurs ?

Un ami graphiste m’a accompagné.

Je lui ai communiqué le nom de la marque avant d’échanger. Je voulais parler de l’expérience de ma double culture et lui donner des billes pour qu’il puisse creuser de son côté. Il a fait sa recherche et m’a fait une trame avec trois propositions de logos et d’identité graphique.

L’identité graphique ne comprend pas seulement un logo mais un ensemble de couleurs qui vont s’assembler et être complémentaires. Il te donne des exemples d’intégration de ces couleurs : page web, étiquette…

Je le remercie énormément. Il s’appelle Paul de chez “OP Design” et il a fait un super boulot. J’ai vraiment flashé dessus. J’ai de bons retours de personnes sensibilisées au graphisme.

Pour être tout à fait transparent, j’avais refusé sa proposition parce que mon budget n’est pas extensible à l’infini. Quand tu crées ta marque, tu es obligé de prioriser tes dépenses. Une identité graphique représente un budget de plusieurs centaines d’euros.

Au début, j’étais plus parti sur un logo vite fait sans ce côté graphique et l’association de couleurs. Paul m’a fait une proposition que j’ai refusé au début. Après, nous en avons rediscuté et j’ai accepté. Je ne regrette pas du tout. C’est une des meilleures dépenses que j’ai pu faire à la création de la marque. 

Quelles valeurs veux-tu transmettre avec Pitumarka ?

Le côté prise de recul pas seulement sur l’aspect environnemental mais plus sur le côté nous formons un ensemble. Ce n’est pas juste la France, c’est la terre entière.

Réfléchissons à notre façon de faire et gardons à l’esprit que nos choix et notre façon de consommer impactent d’autres personnes dans le monde qui ont moins de chance que nous.

C’est impossible d’être parfait. Il y a toujours des points à améliorer. Nous essayons d’être assez propres sur le plan environnemental, sur la conception les vêtements et la matière que nous utilisons.

Conseils, ressources…

conseils ressources

Si tu devais repartir de zéro, que changerais-tu ?

J’ai lancé ma marque avec l’achat de petites quantités pour permettre aux fournisseurs de se projeter. Il y avait une autre solution qui aurait pris beaucoup plus de temps.

Une campagne de prélancement, via le crowdfunding par exemple, m’aurait permis de ne pas avancer la trésorerie et de travailler différemment. Beaucoup de marques de mode éthique débutent ainsi. C’est un très bon canal pour se lancer sans beaucoup de fonds.

D’autres amis se sont lancés dans la mode éthique avec Francus, une marque de sport pour homme. Ils ont également fait une petite collection et, au fil de l’eau, ils essayent de faire grossir la marque et le nombre de références.

As-tu des ressources à conseiller ? Livres, articles, podcasts ?

Je conseille déjà aux lecteurs de faire un tour sur la section blog du site où nous publions régulièrement des articles travaillés sur plusieurs aspects de l’industrie textile, qu’elle soit “slow” ou “fast”.

Puis les Podcasts et/ou blogs suivants :

  • Pose ta Dem’ : Charlotte Appietto aide à voir plus clair et à prendre suffisamment de recul pour se mettre à son compte ou changer d’environnement. Je recommande à ceux qui ne sont pas forcément en phase avec leur job actuel.
  • Basilic Podcast et À vous demain proposent des interviews d’acteurs éco-responsables.
  • Génération Do It Yourself et Marketing mania pour l’approche marketing et entrepreneuriat
  • Entreprendre dans la mode est hyper complet.

Livre

  • Confessions d’un entrepreneur pas comme les autres d’Yvon Chouinard le fondateur de Patagonia.

Quel sujet n’a pas été abordé et que tu aimerais évoquer ?

Je pense qu’il est important de savoir dans quel type d’environnement nous voulons travailler et comment nous nous voyons en tant que personne dans 10, 20 ou 30 ans. C’est parfois dommage de s’enfermer dans un environnement, une entreprise ou un secteur auquel on n’adhère pas.

Parfois, il faut prendre le risque de faire un virage à 180 degrés ou de tenter une reconversion. Nous avons des cartes en main pour transiter vers d’autres activités. Si en plus elles sont écoresponsables, c’est encore mieux.

Je pense que c’est important de prendre du recul sur notre façon de consommer, de se poser les bonnes questions, de savoir si on a réellement besoin de tel ou tel produit, de savoir ce qu’il y a derrière un pot de Nutella, un avocat importé ou des tomates en hiver… 

Nous pouvons tester à petite échelle et mettre en place des actions pour avoir une approche plus écolo et plus responsable. Nous ne sommes pas obligés de chauffer à mort nos appartements ou de prendre l’avion cinq fois par an parce qu’il y a des promotions chez Easy Jet. Cela a des impacts à l’heure actuelle et encore plus sur les générations futures.

Où peut-on te trouver et trouver Pitumarka ?

Par e-mail via le formulaire de contact du site.

Conclusion

Le parcours de Jean-Guillaume est inspirant. Il a concrétisé ses convictions dans un projet ambitieux.

Ce fût un bonheur d’échanger avec lui. J’ai apprécié la cohérence de sa démarche et le soin apporté à la valorisation de la marque Pitumarka.

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Ressources

Entreprises et personnes citées

  • Paul Otal : Graphiste chez “OP Design”
  • Redonner : Startup de l’économie circulaire
  • Francus : Marque de sport éthique pour homme

Podcasts

  • Pose ta Dem’
  • Basilic Podcast
  • À vous demain
  • Génération Do It Yourself
  • Marketing mania
  • Entreprendre dans la mode

Livre

  • Confessions d’un entrepreneur pas comme les autres d’Yvon Chouinard

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signature de Jean du site pour pas un rond

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Jean

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